Les Transitions

L’étiquetage écologique, facteur de la réduction de la consommation énergétique.

Dans l’objectif de mieux couvrir la consommation énergétique, une étude a été publiée par la Commission pour évaluer les directives étiquetage énergétique et écoconception existant dans les produits électroménagers.

Ces étiquetages sont utilisés pour améliorer la performance environnementale des produits en contribuant aux objectifs européens de réduction de la consommation énergétique de 20% d’ici 2020. Selon les études d’impact, ces outils finement élaborés permettraient d’obtenir une économie d’électricité de 400 à 460 TWh par an et jusqu’à 2.350 pétajoules de chaleur d’ici 2020. « Les directives sur l’étiquette énergie et l’écoconception peuvent permettre de générer des économies substantielles d’une manière rentable« , estime un rapport rédigé par le cabinet de conseil Ecofys.

C’est dans cette perspective qu’Ecofys vise à améliorer l’efficacité de ces dispositifs en surveillant le marché notamment et en dénonçant la lenteur du processus.
Il en résulte qu’il faudrait élargir ce système d’étiquetage tout en affirmant sa pertinence : les appareils de production d’énergie comme les panneaux photovoltaïque pourraient être dorénavant concernés par cette méthode écologique. Il suffirait que le nouveau champ d’application de l’étiquetage énergétique réponde aux questions de nécessité, faisabilité et de valeur ajoutée.

Si certaines étiquettes prennent en compte d’autres impacts environnementaux comme l’eau pour les lave-linge, l’étude s’interroge sur la manière dont il sera possible d’élargir le dispositif. En effet, parfois les directives écoconception et étiquette énergie ne sont pas les plus pertinentes selon Ecofys et la priorité est alors accordée à la certification, directive IED… etc.
Dans cette perspective, le rapport indique que le nouveau modèle d’étiquette d’énergie mis en place en 2010 avec les places A+ n’est plus pertinent et devrait subir des changements.
Il faudrait en réalité conserver un classement facile à comprendre pour le consommateur celle-ci incluant un classement alphabétique (de A à G) correspondant à un code couleur (de vert à rouge). Ces échelles devront couvrir le champ de la performance énergétique des appareils présents sur le marché. De plus, le rapport indique les risques de la mise sur le marché de produits efficaces pouvant inciter les consommateurs à consommer plus : c’est l’effet de rebond. Cela concerne les produits comme les réfrigérateurs, la télévision dont la taille grandit.

Ainsi, lors d’un vote au parlement de l’UE en Avril 2014 visant à renforcer la sécurité des produits l’étiquetage du pays de fabrication du produit « Made In » devrait être obligatoire. Il reste à savoir si l’étiquetage écologique deviendra lui aussi une nécessité.

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