Les Transitions

C’est le constat que l’on peut tirer d’une étude canadienne récente. Des chercheurs ont sélectionné 3227 patients ayant ou non des maladies cardiaques. En vaccinant la moitié d’entre eux et en mettant un placebo aux autres, ils se sont rendu compte, un an plus tard, que les patients ayant été vaccinés avaient moins de risque d’être victimes d’une attaque cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral. En outre, le vaccin avait permis de réduire de 40% le risque de décès, toutes causes confondues.

Toutefois, pour le Pr Antoine Flahault, directeur de l’École des hautes études en santé publique, ces affirmations sont à nuancer. Si en juin, une étude réalisée par une équipe de chercheurs taïwanais avait conclu que grâce au vaccin contre la grippe, les personnes âgées de plus de 65 ans ayant des antécédents cardiaques couraient moins de risque de décéder, d’autres recherches n’ont pas donné des résultats aussi positifs.

Aussi, en attendant que d’autres études viennent confirmer ces résultats, le Pr Hervé Douard, cardiologue au CHU de Bordeaux, prévient qu’«En cas d’agression pulmonaire, les sujets fragiles risquent une décompensation qui peut leur être fatale. D’où l’importance de les protéger d’une infection virale». C’est pourquoi il est conseillé aux personnes en insuffisance cardiaque grave, aux plus de 65 ans, aux femmes enceintes, aux obèses et aux personnes sujettes à des maladies cardiaques, pulmonaires, métaboliques, immunologiques, cancéreuses, de se faire vacciner contre la grippe. Pourtant, comme le constate le Pr Bruno Lina, responsable du centre national de référence de la grippe, à Lyon, les personnes à risques ne se font pas vacciner.

 

Source : sante.lefigaro.fr

Crédit photo : adrian-afonso

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