La francophonie économique au service du développement durable

transition énergétique
Si l’Organisation internationale de la Francophonie agit depuis plusieurs années déjà dans le sens de la coopération francophone au service du développement durable et de la solidarité, son champs d’action semblait toutefois des plus limités au regard du manque de volonté économique des pays membres. Un frein qui malgré tant de bonnes intentions empêchait concrètement de convertir l’ensemble des ressources et des actif des pays francophones émergents en une source de croissance durable.  Une démarche à laquelle pourrait répondre une coopération économique plus étroite entre les pays membres de l’OIF et qui fut évoquée lors du premier forum économique de la Francophonie.
La  Déclaration de Ouagadougou de 2004 fut l’occasion pour la Francophonie de redéfinir les grands objectifs internationaux de l’OIF et de consacrer le développement durable comme un des ses objectifs prioritaires. Les  Chefs  d’Etat  et  de gouvernement  ont  à cette occasion proposé cinq piliers pour un  développement  humain,  durable et  respectueux  de  l’environnement : un  développement  respectueux  de l’environnement  et  soucieux  de  la conservation  des  ressources  naturelles ; un développement  économique continu  et inclusif ; un développement fondé sur  la  démocratie,  l’Etat  de  droit  et  les droits  de  l’Homme ; un développement  social équitable qui  prend appui  sur  l’éducation  et  la  formation ; un développement attentif à la diversité culturelle et linguistique.
Autant d’objectifs qui sont aujourd’hui non seulement interdépendants entre eux mais également fortement liés à la situation économique des pays concernés. En effet, ne dit-on pas bien souvent que le développement durable comme le progrès social ne peuvent-être envisagés sans développement économique préalable ? Dans cette optique, le premier forum économique de la Francophonie a mis l’accent sur une exploitation pérenne des ressources naturelles des pays émergents comme enjeu fondamental d’une coopération économique et d’un développement durable de la Francophonie en Afrique.
L’exploitation des ressources naturelles se pose il est vrai, comme un véritable défi de croissance économique et de développement durable et la Francophonie se doit désormais d’agir dans le sens d’une croissance globale et efficace en favorisant une extraction des ressources plus responsable tout en maximisant les résultats des pays de l’Afrique francophone. Une meilleure gestion des ressources naturelles en adéquation avec les capacités de la planète, la réduction de la pauvreté dans les zones les plus déshéritées, sont désormais de la responsabilité des décideurs économiques du monde des entreprises, et une plus grande implication de la société civile dans les actions de veille, d’observance et de participation est indispensable.
Cette coopération accrue débattue lors du premier forum économique de la Francophonie organisée par Richard Attias et le président sénégalais Macky Sall à Dakar pourrait à terme faciliter l’élaboration de politiques et stratégies nationales de développement durable et leur mise en œuvre dans les domaines de l’énergie et de l’environnement. Elle devra également s’accompagner d’un renforcement des capacités de ces pays à défendre leurs intérêts dans les négociations environnementales (Conférence sur le climat, la biodiversité…). La lutte contre le réchauffement climatique est désormais le problème de tous mais les efforts de chacun doivent être raisonnés et fonction des responsabilités. Le développement économique, impératif dans certaines régions ne doit pas en pâtir.
L’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), structure dédiée, s’emploie en parallèle à renforcer les capacités et les compétences professionnelles et à diffuser une information de qualité en français sur le développement durable.

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