Les Transitions

 

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C’est dans un communiqué diffusé par la branche suisse de l’ONG WWF que la nouvelle est tombée. Jeudi 13 août a été le jour ou l’humanité a consommé la totalité des ressources de la planète disponibles pour l’année 2015. Jeudi dernier était donc le « jour du dépassement » selon le Global footprint network (GFN). Un constat alarmant sur l’urgence que constitue le réchauffement climatique.

Chaque année la date de l' »overshoot day » tombe de plus en plus tôt. Depuis 1970 l’humanité a une « dette écologique » envers la planète. Ces effets se font déjà ressentir, déforestation, sécheresse, érosion des sols, appauvrissement de la biodiversité, ou encore accumulation des gaz à effet de serre.

Ce calcul est réalisé, depuis une vingtaine d’années, par l’organisation non gouvernementale Global Footprint Network. Grâce à des données fournies par les Nations unies, elle compare l’empreinte écologique, c’est-à-dire l’exploitation des ressources naturelles de la Terre par l’homme, avec la biocapacité de la planète, la quantité de ressources naturelles fournies par la Terre pendant l’année étudiée.

La biocapacité de la planète est divisé par l’empreinte écologique. Puis le résultat est multiplié par 365. Son unité de mesure est l’hectare global (hag). « Même si notre calcul est approximatif, il montre que le dépassement est très élevé. Et que l’humanité continue d’accroître sa consommation de ressources, alors qu’elle vit déjà à crédit », s’est alarmé, Mathis Wackernagel, fondateur de GFN et co-inventeur de ce calcul.

En 2013 ce jour était tombé le 20 août. En deux ans, les besoins de la population mondiale ont perdu une semaine de consommation. La sonnette d’alarme a donc retenti. Et la conférence sur le climat (COP 21), qui se déroulera en décembre prochain, en sera la caisse de résonance.

Désormais, cette « dette écologique » a dépassé de 60 % les capacités de la planète à produire ses propres ressources naturelles. Le Global Footprint Network estime qu’il faut aujourd’hui 1,6 planète pour couvrir les besoins de la population mondiale.

Dans le détail, l’hectare global au niveau des pays, est plus explicite. Le Japon possède un coefficient de 5,5. Cela signifie qu’il faudrait 5 fois et demie un territoire comme le Japon pour subvenir aux besoins annuels de la population nippone. Les Chinois auraient besoin de 2,7 Chines, la France de 1,4 France, l’Inde de 2 Indes…

Selon une estimation des experts de l’ONG, une réduction de 30% des émissions de CO2 d’ici 2030 retarderait l’échéance, qui passerait donc au 16 septembre. Mais si rien ne change, d’ici là, la Terre aura besoin de deux planètes pour couvrir ses besoins…

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