Les Transitions

hydrolélectricité

En comparaison avec le développement de la turbine éolienne qui utilise la force du vent, son équivalent marin, la turbine hydrolienne, a encore peu été exploité. Pourtant, l’intensité des courants des marées génère une puissance prometteuse pour la production d’énergie: EDF estime à environ 12,5 gigawatts le potentiel européen d’énergie hydrolienne exploitable, soit l’équivalent de 12 réacteurs nucléaires. De plus, ces courants possèdent les avantages significatifs d’être d’une part parfaitement prédictibles, car ils dépendent uniquement de la position relative de la lune et du soleil, et d’autre part, de se trouver à proximité des côtes, ce qui en facilite l’exploitation, et la France est particulièrement bien placée avec les marées de la côte atlantique.

Le premier parc hydrolien français est en cours de construction en Bretagne, sur le site de Paimpol-Bréhat. Deux hydroliennes seront installées à l’automne avec l’objectif de produire les premiers kilowatts d’ici la fin de l’année 2015. Elles sont assemblées sur les sites industriels de Cherbourg et de Brest du DCNS, le groupe industriel français spécialisé dans l’industrie navale militaire, l’énergie nucléaire et les infrastructures marines. En outre, un câble de 120m a été posé en mer fin juillet pour récupérer l’énergie que vont produire les hydroliennes. « Cette opération consistait à prolonger le câble sous-marin existant, mis en place en 2012 entre le site de La Horaine et le parking de l’anse de Launay (Ploubazlanec) », expliquait Charles Plourdeau, de la délégation régionale Bretagne d’EDF.

La ferme hydrolienne de Paimpol-Bréhat est un projet expérimental afin d’évaluer techniquement la faisabilité du projet « Normandie Hydro », qui consistera à implanter 7 hydroliennes au raz Blanchard d’ici la fin de la décennie.

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