La médecine alternative : soin ou effet placebo ?

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ordre, académique, conscience, méthode, chef, privé, crise, cadre, EtatAlors que l’ordre des médecins s’est prononcé dans le courant du mois de février en faveur de mesures permettant d’encadrer médicalement la fin de vie(Le Monde), ou autrement dit de dépasser le cadre de la loi Léonetti en ce qui concerne l’euthanasie. Il a rendu mercredi dernier un avis très attendu sur les les thérapies non conventionnelles, explications…

Aujourd’hui la médecine académique est la seule prise en compte par la sécurité sociale, autrement dit l’Etat décide de quels types de traitements peuvent être remboursés ou non. Mais quels critères rentre en considération lorsqu’il s’agit de l’efficacité d’un remède ? Certaines pratiques telles que la sophrologie ou encore l’acupuncture ne vont évidemment pas permettre de soigner un cancer au stade terminal, pourtant certains chef de service de clinique privées ont décidé de mobiliser ces praticiens, à l’instar de celui qui témoigne dans la matinale d’Europe 1. En effet proposer ce genre de soin permet à minimum d’encadrer psychologiquement des malades qui se retrouvent souvent bien seuls…

C’est justement parce que l’Ordre des médecins a conscience des limites du système actuel et que ces dernières pourraient bien se renforcer avec la crise budgétaire que l’arbitrage rendu mercredi n’est pas aussi mauvais pour ces nouvelles méthodes. Car s’il affirme qu’elles «ne peuvent en aucun cas être une alternative à la médecine clinique scientifique  »  il vient tout de même d’entériner sa pratique dans le cadre d’un accompagnement du patient dans son parcours de soin.

Vanessa Fitoussi

Crédit photo : ® fredpanassac

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