Production musicale : vers une meilleure répartition de la valeur numérique.

La multiplication des supports numériques est le premier facteur de la crise du disque. Cette crise touche la plupart des artistes et des musiciens.  Cependant on a tendance à ne pas réaliser l’impact que cela a également sur les producteurs de musique. En effet, les géants du net (google, apple, facebook, amazon) sont les premiers bénéficiaires de la valeur perdue par ces derniers et c’est ainsi que l’objectif fixé est de récupérer une partie de cette valeur principalement en les taxant.

Les années 2000 : la chute des ventes et la montée du numérique.

 Les chiffres rendus par le principal syndicat de producteurs de disques ont été l’électrochoc qui a déclenché la colère des grands producteurs après l’annonce de la dixième année de crise du disque en France en 2012. L’idée des producteurs serait donc que les acteurs du net versent une compensation pour l’enrichissement qu’ils se font à travers une partie de la valeur des contenus. L’autre idée serait de profiter de la montée du numérique, ici, la musique en ligne et de la transformer en marché car aujourd’hui on observe que le premier support pour l’écouter est internet.

L’ex directeur général du snep (syndicat national de l’édition phonographique) monsieur David El Sayegh avait réclamé une rémunération compensatoire de la part des moteurs de recherche mais aussi des hébergeurs et des fabricants. Ainsi, la ministre Aurélie Filipetti avait manifesté la volonté d’agir mais après avoir renvoyé la question des moyens à la mission Lescure sur l’acte II de l’exception culturelle, aucune conclusion n’a encore été tirée.

Une adaptation à la révolution numérique.

Ainsi même si le souhait du président d’Universal Musique, Pascal Nègre qui consistait à instaurer une taxe Google n’a pas été réalisée, l’évolution du numérique qui au cours de la dernière décennie n’était pas encore bien intégrée tend désormais à être exploitée pleinement conduisant même à une évolution plutôt croissante des chiffres du marché français de la musique.

Si il y a eu une période de transition difficile où le marché de la musique devait faire face à la montée spectaculaire du numérique, l’adaptation des producteurs à ces nouveaux supports semble prendre forme et même donner des résultats assez prometteurs. On trouve une réelle offre légale et en ligne désormais témoignant du travail de ces derniers pour profiter de cette révolution plutôt que de la subir. On continue cependant à assister à un déséquilibre financier entre producteurs, artistes et géants du net. Mais ce déséquilibre semblait plus important dans un monde ou le numérique était en pleine expansion et encore incompris. Aujourd’hui, à la pointe de la technologie, les problèmes qui semblent inquiéter davantage le directeur actuel du SNEP semblent se tourner vers une concurrence déloyale du piratage, l’export de la musique française et le déploiement des nouveaux talents dans les médias traditionnels.

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