Les Transitions

 journal, service public, Londres,  opinion, enquête, autorité, question sociale, politique, policeAprès les différentes restrictions budgétaires, les coupes dans le service public dans le secteur hospitalier et dans le monde universitaire, l’Angleterre est agitée par de profonds troubles dans ses quartiers. Lorsque le soleil du mois d’aout se couche la capitale britannique, les mouvements de contestations se font jour : on assiste de véritables émeutes à l’anglaise. Retour sur la question sociale de l’autre côté de la manche.

Tout a commencé lorsqu’une intervention policière a mal tourné dans le quartier de Tottenham au nord de Londres. Alors qu’un jeune a été retrouvé mort, les manifestations de solidarité n’ont pas tardé à dégénérer et rapidement les magasins ont été pillés. Au-delà de ces évènements, très rapidement l’opinion s’est trouvée divisée comme nous l’apprend l’article du journal Le Monde. L’un des participants au trouble raconte : « Dans les quartiers blancs chics, il y a beaucoup plus d’aide. Pour nous qui vivons dans le ghetto, le pillage était une façon d’obtenir ce qu’on n’avait pas », tandis qu’un policier affirme : « Les pillages n’avaient rien à voir avec l’injustice sociale. La mort de Mark Duggan n’a été qu’une excuse ».

Très vite les autorités ont fait preuve de sévérité voire d’intransigeance, ainsi M. Cameron a annoncé un renfort des effectifs de police, dès mardi plus de 10 000 hommes ont été mobilisés. Pour M. Malthouse, maire adjoint de Londres « Ce n’est en rien de la protestation, c’est purement et simplement criminel. Les politiques et les médias doivent veiller à ne pas trouver d’excuse pour ce qui s’est passé » nous confie l’Express. Des enquêtes d’opinion ont par ailleurs montré que seul « 8% des Britanniques pensent que c’est la politique d’austérité qui a entraîné les émeutes. La majorité accuse la criminalité (42%) et la culture des gangs (26%) ». On note par ailleurs, qu’une fois encore les réseaux sociaux ont été utilisés par les émeutiers, Scotland Yard confesse des difficultés en terme de renseignement.

Vanessa Fitoussi

Crédit photo : ©Magharebia

 

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