Réduction des délais SVOD : une chance pour l’audiovisuel français ?

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L’arrivée de Netflix sur le territoire français a été confirmée pour la mi-septembre : un lancement qui a contraint, notre ministre de la Culture, à mettre en place plusieurs réformes visant à protéger et perpétuer les œuvres françaises. La ministre propose ainsi de réduire les délais entre la sortie d’un film au cinéma et sa retransmission à la télévision ou en vidéo à la demande (SVOD) afin de relancer le marché français du 7ème art.

Les délais SVOD passent de 36 à 24 mois

Dans une interview au Figaro, Aurélie Filippetti a déclaré qu’elle propose « d’avancer de deux mois la disponibilité des films à la télévision et, pour la vidéo à la demande par abonnement, de ramener le délai après la sortie en salle à 24 mois, contre 36 actuellement ». Un aménagement qui concernera uniquement « les services qui participent au financement et à l’exposition des œuvres françaises et européennes ». Ce qui devrait exclure Netflix des bénéficiaires de cet aménagement. En effet, l’entreprise américaine ne compte pas respecter les contraintes de quotas et de financement imposées par le CSA. Netflix a cependant pour projet de produire une série originale en France.

Promouvoir et relancer les offres de VOD françaises

L’objectif de la ministre de la Culture est de s’engager « dans une stratégie de souveraineté culturelle et numérique de la France. Il faut promouvoir et développer l’excellence des acteurs hexagonaux dans le domaine de la vidéo à la demande (VOD et SVOD). Il faut faciliter l’accès des internautes aux offres légales, en travaillant sur leur visibilité et leur disponibilité ». La lutte contre les sites de streaming et de téléchargement illégaux s’annonce compliquée pour la ministre, comme en témoigne le bilan mitigé de la loi Hadopi. Les offres légales n’ont d’autres choix que de lutter contre cette concurrence féroce et l’amendement proposé par Aurélie Filippetti peut être une solution pour les promouvoir et les relancer. « Depuis 2009, les pratiques et l’environnement concurrentiel ont considérablement évolué. Il est temps d’en tenir compte et de donner un nouvel élan à nos industries culturelles, tout en favorisant les offres légales en ligne », explique la ministre.

 

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