Les Transitions

Après un premier accord validé par la commission européenne entre les codétenteurs du spécialiste des services énergétiques, la séparation a été officialisée le 25 juillet dernier. Dalkia qui propose des « approches globales et intégrées de performance énergétique et environnementale » pour le secteur de la construction, restera donc une marque du groupe EDF. Après les longues négociations entre Henri Proglio et Antoine Frérot, la répartition des activités françaises et de la branche internationale de la filiale devrait bénéficier surtout aux consommateurs…

Un accord à l’amiable pour le marché des services énergétiques:

Entamées depuis plusieurs années maintenant, les négociations pour « la pépite » Dalkia auront abouti sans avoir à impliquer la justice dans l’affaire. En effet, après l’interruption brutale du dialogue entre les deux firmes coactionnaires, l’issue des tractations étaient pour le moins incertaine. Cela étant, le site Boursorama résume simplement, « Henri Proglio vient de conclure un accord permettant à son entreprise de dépasser Veolia sur le marché des services énergétiques ».

D’abord d’un point de vue comptable, l’entreprise disposera un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros et vise les 8 milliards en 2020, contre seulement 4,9 milliards pour son concurrent (Véolia). De surcroît, cette décision intervient peu de temps avant que l’entreprise d’Antoine Frérot n’entame « sa cure d’austérité »… Une bonne nouvelle donc pour les 13 000 employés de la marque Dalkia qui intègrent ainsi le groupe EDF, créateur de 2000 postes nets en 2013!

Pas d’entrave à la concurrence, mais une chance pour les ménages ?

Comme le rappelle le journal Le Moniteur, la Commission européenne avait validé ce schéma fin juin, car il n’entravera pas la concurrence. Avec le deal passé entre les deux industriels, l’institution avait même considéré que ce rapprochement ne pourrait pas nuire aux consommateurs. Au contraire, avec le dynamisme d’EDF et la croissance du marché français de 5 à 6%, les prix pourraient même baisser pour les ménages et les entreprises, stimulant au passage la transition énergétique de Ségolène Royal.

L’ambition de Dalkia ne s’arrête toutefois pas là, car le Président Directeur Général Jean-Michel Mazalérat, déclarait récemment au journal Les Echos que la nouvelle entité allait se « développer naturellement d’abord dans les pays où EDF est déjà présent, à savoir l’Italie, la Pologne, la Belgique ou le Royaume-Uni, aussi bien par croissance organique que par acquisitions ». De quoi reprendre des positions intéressantes sur le vieux continent, où d’autres entreprises comme COFELY ou Bouygues Energie Services, prospèrent également…

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