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Sobriété énergétique : l’administration en attente de pistes

La mairie d'un village de France.

Photo by Pierre Jarry on Unsplash

 

Alors que la grande distribution et les entreprises s’engagent dans la sobriété énergétique demandée par le gouvernement, l’administration française tarde à s’y mettre. Vendredi, le ministre de la Fonction publique et plusieurs syndicats ont fait quelques propositions en ce sens.

Un recours accru au télétravail des agents ?

Le gouvernement a annoncé, le 23 juin dernier, un plan de sobriété énergétique pour permettre à la France de baisser de 40 % sa consommation d’énergie d’ici 2050 et de réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Pour y arriver, tout le monde devra changer ses habitudes et ses comportements. Les grandes entreprises et les enseignes de la distribution ont déjà pris le combat à bras le corps.

L’administration publique, elle, traîne encore les pas malgré la circulaire adressée par la première ministre Elisabeth Borne à ses ministres le mardi 26 juillet. Mais vendredi sur Cnews, le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini a donné quelques pistes, avant la présentation d’un plan complet fin septembre. Il a évoqué un recours accru au télétravail des agents. Ce qui permettrait de fermer un bâtiment, ne pas le chauffer ou l’éclairer.

Deux mois après le lancement du groupe de travail « Etat exemplaire »

Le syndicat Solidaires FP (6e syndicat) rejette cette possibilité car elle signifierait que l’Etat « propose désormais que les agent.es paient les factures » à sa place. Mylène Jacquot, représentante de la CFDT, plaide de son côté pour la revalorisation de l’indemnité journalière, actuellement fixée à 2,50 €. Cette somme a été définie avant les hausses importantes des coûts de l’énergie.

La déclaration du ministre Stanislas Guerini intervient près de deux mois après la constitution du groupe travail « Etat exemplaire ». Cette démarche réunit l’administration, les syndicats, les énergéticiens et des experts du secteur. Il a pour mission de trouver des moyens de réduction de la consommation énergétique dans la fonction publique. Dans le cadre de cette mission, le gouvernement a reçu cette semaine plusieurs organisations représentatives.

Quelques propositions avancées par l’Unsa

Il s’agit notamment de l’Unsa, qui a publié une liste de propositions. Elle propose par exemple la rénovation et l’isolation des bâtiments publics, ainsi que la mise en place du covoiturage, d’une flotte de vélos ou de véhicules à très faibles émissions. Aussi, elle souhaite une révision du code des marchés publics pour favoriser la production locale, le respect de l’environnement et la baisse de la consommation d’énergie. Par ailleurs l’Unsa appelle à augmenter le nombre d’agents chargés de la transition écologique ainsi que le budget alloué à cette mission.

Pour rappel, la Première ministre Elisabeth Borne avait demandé, fin juillet, une application sans délai des mesures de réduction pour donner l’exemple. Dans sa circulaire, elle préconise de baisser le niveau du chauffage ou de la climatisation si possible, et d’éteindre les lumières superflues. Ces actions concernent autant les administrations publiques et les ministères que les services déconcentrés de l’Etat, les opérateurs publics et les établissements recevant du public.

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