Glyphosate : un sujet (encore) en attente

Depuis près d’une semaine, Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, se battait pour que le glyphosate, herbicide potentiellement cancérigène, soit interdit d’ici 2021. Après examen par le gouvernement, le projet de loi est tout bonnement passé outre. Cependant, la plupart des élus insistent sur le fait que ce projet n’est pas abandonné, mais repoussé. 

Glyphosate, un cancérigène probable ?

Cette substance classée cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé, a été rejetée par les députés. Elle faisait l’objet de plusieurs amendements, traduisant la promesse d’Emmanuel Macron d’interdire en France cette substance. Elle est principe actif du Roundup de Monsanto, un herbicide.

L’objectif n’est pas remis en cause

« Ce qui compte pour moi, j’aurais préféré sécuriser par la loi mais encore une fois c’est une décision à la fois des députés et du gouvernement, c’est que cet objectif ne soit pas remis en cause et pour l’instant je ne l’ai vu remis en cause ni par le Premier ministre, ni par le président (…). Ce qui compte, c’est que cette politique soit réalisée », a répété Nicolas Hulot, annonçant « lancer un plan d’action pour expertiser toutes les alternatives qui existent au glyphosate ». Un plan qu’il compte « confronter avec les partenaires et notamment la FNSEA ».

Matthieu Lorphelin, député LREM du Maine-et-Loire, s’est exprimé sur le réseau social Twitter. « La sortie du glyphosate ne sera pas inscrite dans la loi. Cela ne minimise pas les autres avancées obtenues (pour prix justes et pour alimentation durable) mais c’est à mes yeux un rendez-vous manqué et une vraie déception car l’urgence écologique et de changement de modèle agricole est si forte », a-t-il tweeté.

Alors que l’interdiction du glyphosate était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, ce dernier semblerait avoir revu à la baisse ses objectifs. Aucune date n’a pour le moment était fixée pour cette substance classée cancérigène.

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