Habitat du futur : Bientôt des maisons vivantes ?

Un rideau de fenêtre ouvrant sur la nature

 

Après les maisons basse consommation, à énergie et même connectées, pourrait-on bientôt avoir droit aux maisons vivantes ? Prévu ouvrir ses portes le 1er août 2019, le premier centre de recherche au monde consacré aux applications des biotechnologies dans le bâtiment y travaillerait.

« Les bâtiments actuels ne sont pas durables. Leur empreinte carbone est trop importante »

Si nous croyions avoir tout vu avec des maisons « very high-tech » qui nous promettent le maximum de confort et un profond respect pour l’environnement, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. Une équipe de chercheurs des universités de Newcastle et de Northumbria (Royaume-Uni) réfléchirait à des maisons encore plus écologiques et plus adaptées au nouvel environnement de l’homme, marqué par le réchauffement climatique. Il s’agit des maisons vivantes. Elles respireraient, transpireraient et se régénèreraient avec l’usure. Gary Black, co-directeur du HBBE, estime que « Les bâtiments actuels ne sont pas durables. Leur empreinte carbone est trop importante ». C’est pourquoi il faut penser à l’habitat de demain. « Notre objectif est de créer des maisons vivantes, sensibles à leur environnement et à leurs habitants. » a-t-il précisé.

Le matériau du futur

L’aventure débutera le 1er août 2019 pour nos scientifiques avec l’ouverture du premier centre de recherche au monde consacré aux applications des biotechnologies dans le bâtiment (HBBE). Si le HBBE cherche encore des collaborateurs, les idées, elles, sont déjà là.  Ils ont trouvé le matériau idéal : le mycélium, le réseau de racines des champignons. Ce serait le matériau du futur. A New-York (États-Unis), une tour de 13 mètres de haut a déjà été construite à partir de briques faites d’un mélange de mycélium et de déchets agricoles. La Nasa travaillerait également à la conception d’une structure dans laquelle le champignon reste au moins en partie vivant.

D’autres ressources à l’étude

Ces maisons de demain sont destinées à « mourir » lentement, pour ensuite devenir le socle d’une nouvelle demeure qui continuerait à se  guérir, à respirer et bien plus encore. Les chercheurs envisagent renforcer ces maisons avec des matériaux complémentaires, dont un type de béton qui permet aux murs fissurés de s’auto-réparer grâce à des spores bactériennes. Il y a aussi le latex mélangé à des spores de bactéries, capable de faire transpirer des bâtiments en réponse à une augmentation de l’humidité intérieure, produisant par la même occasion de la vapeur pour une salle de bain. Notons enfin des meubles bio-réceptifs. Des tables pourraient contenir des bactéries connues pour leur résistance aux insectes pathogènes. De quoi aider à renforcer le système immunitaire des habitants de la maison.

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