Berges de Seine : pas d’amélioration de la qualité de l’air

L’organisme chargé d’évaluer la qualité de l’air à Paris et en île-de-France, Airparif, vient de publier un rapport sur les effets de la fermeture des berges de la Seine à la circulation. Mauvaise nouvelle pour Anne Hidalgo…

Alors que la décision de la mairie de Paris de fermer une partie des quais de Seine à la circulation a fait couler beaucoup d’encre et fragilisé la position de la maire de Paris, Anne Hidalgo, cette dernière a toujours soutenu sa mesure au nom de la cause environnementale.

En effet, les voie de berges fermées à la circulation devait permettre, pour la politicienne et ses équipes, d’améliorer considérablement l’air de Paris, trop pollué.

Malheureusement, la dernière étude d’Airparif vient mettre à mal cette théorie. On y apprend que les effets de cette mesure sur la qualité de l’air de Paris ont été quasiment nuls. S’il y a bien une légère amélioration de l’air sur les berges en elles-mêmes, elle est contrebalancée par une légère hausse de la pollution sur les axes routiers qui ont été choisis par les automobilistes pour remplacer leurs habituels trajets :

« Ces impacts ne touchent pas la pollution de fond et restent limités aux abords des axes routiers concernés. De ce fait, aucun impact significatif sur l’exposition des populations n’a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse », indique le rapport.

Au dehors de la leçon politique et des conséquences sur les prochaines élections municipales des nombreux bouchons crées par Anne Hidalgo, c’est surtout une leçon environnementale qu’il faut tirer de cette expérience.

En termes d’écologie, il faut toujours de méfier des bonnes intentions et de l’idéologie, tant les mécanismes systémiques qui détruisent l’environnement sont pervers et ambivalents…

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