Les Transitions

biocarburant, ONG, éthanol, politique énergétiqueAlors que les questions d’approvisionnement énergétiques semblent se poser avec plus d’acuité à l’approche de l’hiver, l’union européenne toujours sans politique énergétique commune ne tranche pas la question des biocarburants…

Alors que le numéro 1 mondial du secteur Novozymes (Danemark) annonce avoir développé une nouvelle enzyme pour les biocarburants de première génération, son président Lars Hansen prend la parole dans les médias pour critiquer le manque de continuité de l’action de l’UE en ce qui concerne les biocarburants de deuxième génération. Si Novozyme Avantec permet de tirer +2,5% d’éthanol du maïs, le marché du bioéthanol est fortement déprimé du fait des nombreuses critiques émanant entre autres des ONG. L’avenir de l’industriel européen passe donc par une adaptation de son offre à la demande, autrement dit, il doit se positionner sur la deuxième génération alors même que l’on évoque déjà la troisième dans les milieux scientifiques.

Pour parvenir à se maintenir à la pointe de ce secteur ultra compétitif, le dirigeant danois demande plus de visibilité sur les objectifs de Bruxelles. En effet alors qu’il se prépare à lancer une usine pilote pour la seconde génération, aucune annonce chiffrée n’est émanée de la commission et il n’a pu obtenir aucune garantie de prêts. Cet enjeu industriel concerne de prêt la France qui compte dès aujourd’hui une dizaine de bioraffineries et un secteur agricole performant. Ainsi le pôle de compétitivité IAR avance : «la France a une place de leader à conquérir en Europe, voire dans le monde».

Mathieu Ravignan

  • La France veut devenir championne de la bioraffinerie, LeFigaro.fr
  • Les fabricants de biocarburants de deuxième génération demandent plus de soutien de Bruxelles, LaTribune.fr

 

Crédit photo : ©freddthompson

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