Pavillon de l’Arsenal : Une exposition sur « Les routes du futur » jusqu’au 31 octobre

Icii une image des projets imaginés par les étudiants des Ecoles nationales supérieures d’architectures lors du Hackathon "Haussmann 2.0, 48 heures pour révolutionner Paris ! »

 

Au pavillon de l’Arsenal à Paris, une exposition a lieu en ce moment sur les « routes du futur ». Prévue pour prendre fin en octobre prochain, elle réunit quatre équipes internationales qui planchent sur le devenir des 1.000 kilomètres d’autoroutes qui desservent l’Île-de-France. Ces ingénieurs, paysagistes et urbanistes préparent la fin de l’hégémonie de la voiture individuelle et esquissent des solutions innovantes.

Ils devront proposer des solutions innovantes à horizons 2030-2050

Depuis quelques jours, une exposition inédite se tient au Pavillon de l’Arsenal de Paris. Elle est l’aboutissement d’une consultation internationale lancée en juin 2018, intitulée « Les Routes du futur du Grand Paris ». L’exposition a officiellement été inaugurée le 6 juin à 18H en présence de plusieurs personnalités dont Michel Cadot, Préfet de la région d’Ile-de-France, Anne Hidalgo, Maire de Paris, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France, et Vincent Jeanbrun, Président du Forum métropolitain du Grand Paris.

Le projet « Les Routes du futur du Grand Paris » est une réflexion prospective et stratégique sur le devenir des routes du Grand Paris qui rassemble quatorze collectivités réunies au sein du Forum métropolitain du Grand Paris. Quatre équipes pluridisciplinaires composées d’architectes, d’urbanistes, d’ingénieurs, de paysagistes, d’experts en mobilité, en environnement et en analyse de trafic ont été sélectionnées pour réaliser cet ambitieux projet. Ils devront proposer des solutions innovantes à horizons 2030-2050 afin d’améliorer le fonctionnement du réseau routier parisien.

Un tableau évolutif des mobilités de Paris

Les quatre équipes d’experts mobilisés sont : L’Atelier des mobilités (D&A Devillers & Associés), le Collectif Holos (Richez & Associés), New Deal pour les voies du Grand Paris (Seura Architectes) et Shared Utility Network (Rogers Stirk Harbour & Partners). Pendant plusieurs mois, ils ont imaginé un nouvel usage de la route permettant d’améliorer la vie des Franciliens. Il s’agira notamment d’optimiser les mobilités quotidiennes, de réduire les nuisances sonores et la pollution, tout en trouvant des solutions qui soient soutenables économiquement.

Pour permettre aux visiteurs de mieux les travaux des experts, l’exposition invite d’abord à découvrir ou redécouvrir, au travers d’une vingtaine de films, les images surannées des premiers véhicules roulant dans Paris, au début du XXe siècle. Puis apparaissent la première autoroute en 1935, le boulevard périphérique (1966-1975), les autoroutes du sud et du nord (1967) ou encore la francilienne A86 (1979-1987). A la suite de ce tableau historique, les quatre équipes d’urbanistes, de sociologues, d’informaticiens dévoilent leurs visions sur une douzaine de focus stratégiques et emblématiques de la mobilité en Île-de-France.

Cette rétrospective unique a été conçue par Mathieu Mercuriali, docteur en architecture, et réalisée en grande partie grâce au archives de l’INA.

Il faut démanteler le réseau routier actuel

Pour les quatre équipes sélectionnées, il faut carrément repenser les mobilités de demain. Elles relèvent que les chaussées à quatre voies sans feux de circulation ne font que congestionner la circulation en plus de balafrer la ville à travers des murs, qui ne sont pas que physiques, mais également sociaux. En effet, les routes actuelles créent des ghettos de pauvres et des quartiers de riches. Quant à la pollution, il ne faut même pas en parler tant elle est nuisible.

 

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