Streeteo condamnée par Paris

Le débat a été houleux entre les élus parisiens et les représentants de Streeteo et Mooviziz. Les deux entreprises sont chargées de verbaliser ceux qui ne paient pas le stationnement. La ville de Paris a décidé de déposer plainte pour faux, usage de faux et escroquerie. 

Nouvelle année, nouveau tarif !

Depuis janvier 2018, toutes les villes de France sont seules à décider du tarif des amendes qui incombent les automobilistes ne payant pas leur stationnement. On passe d’un tarif unique et national de 17 euros, à 35 euros ou 40 euros. Et même 60 euros pour la ville de Lyon! Ce nouveau système de verbalisation a pris effet avec la mise en place du forfait post-stationnement.

Mais à Paris, où le stationnement est très compliqué et excessivement cher, Christophe Najdovski, l’adjoint en charge des transports, a relevé nombreux manquements et erreurs de la part des agents de Streeteo.

Des couacs à répétition

En janvier, deux agents de l’entreprise ont été contrôlés positifs au cannabis, alors qu’ils se trouvaient dans un véhicule en circulation.

Les personnes handicapées sont en principe exemptées de paiement. Mais nombreux ont été les automobilistes handicapés verbalisés, malgré une carte indicative apposée sur le pare-brise.

Par ailleurs, un agent de la compagnie de contrôle a confié que ce que certaines plaques d’immatriculation étaient rentrées les unes à la suite des autres, sans véritable contrôle. Pire encore, certains agents, non assermentés et en principe interdits de patrouilles, verbalisent quand même les véhicules.

“Nous allons également, dans les prochains jours, déposer une plainte pour faux, usage de faux et escroquerie. La Ville a été lésée dans cette affaire par Streeteo. Nous souhaitons donc que toute la lumière soit faite”, a expliqué Christophe Najdovski, adjoint en charge des transports.

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