Trottinettes électriques : la moitié des opérateurs parisiens a déjà jeté l’éponge

Un jeune homme sur une trottinette, abordant une descente

 

Les nouvelles mesures de la mairie de Paris visant à réguler le secteur des trottinettes électriques sont entrées en vigueur depuis le lundi 1er juillet 2019. Deux jours après, l’on note que la moitié des opérateurs, soit 6 sur 12, ont déjà jeté l’éponge. La plus part d’entre eux promettent de revenir quand le jeu se sera un peu calme.

Bolt, Wind, Hive, Ufo, Voi et Tier ont pris congé des Parisiens

La mairie de Paris a interdit en début de semaine les trottinettes en free-floating sur les trottoirs de la capitale. Elle jugeait ce marché, qui s’est pourtant développé sous son mandat, trop saturé et désordonné. Deux jours après cette décision, l’on compte du bout du doigt les opérateurs encore présents à Paris. Ils ne seraient plus que six sur les douze existants, soit la moitié des acteurs. Bolt, Wind, Hive, Ufo, Voi et Tier sont ceux qui ont garé leurs trottinettes en attendant d’y voir un peu plus clair.

Le premier de cette liste, en l’occurrence Bolt, était l’un des plus présents dans les rues de Paris. Il confirme avoir bel et bien suspendu momentanément son service. La même chose vaut pour Hive, l’un des derniers arrivés (mars 2019) et qui a donc dû plier bagages précipitamment malgré les solides soutiens de Daimler et BMW. Voi, lui, avait confirmé avoir réduit radicalement sa flotte de trottinettes électriques en attendant l’évolution du marché. Quant à Wind, il a tout simplement poussé les roues avant même que la maire de Paris, Anne Hidalgo, siffle le départ.

Comment en finir avec l’anarchie à Paris ?  

En effet, Wind avait anticipé la régulation de l’édile de Paris. Celle-ci avait annoncé, il y a quelques semaines, qu’elle mettrait de l’ordre dans le marché des trottinettes. C’était lors d’une conférence de presse intitulée : « Trottinettes électriques à Paris : en finir avec l’anarchie ». La municipalité avait ensuite interdit le stationnement des trottinettes sur les trottoirs et limité leur vitesse à 20km/h.

Seuls deux ou trois continueront d’exercer à la rentrée

Les opérateurs ont clairement déjà bu la tasse, mais leur calvaire n’est pas terminé. La ville de Paris leur a demandé de réduire considérablement leur flotte en attendant la rentrée. Et à cette date, elle lancera des appels d’offre pour réduire le nombre d’acteurs à deux ou trois. Car douze entreprises dans le seul Paris, ce serait un peu trop, même si Paris est assez grande.

Pour l’instant, il reste encore six acteurs en services. Ce sont Lime, Dott, Circ, Bird, Jump (Uber) et B-Mobility. Les deux ou trois futurs élus devraient sortir de ce lot. Mais il faudra aussi compter sur les six autres qui se sont retirés provisoirement. Le suédois Voi promet de débarquer à nouveau à Paris « avec une flotte réduite dans les prochaines semaines ». Quant à Hive, il entend revenir « bientôt » armé d’une nouvelle génération de trottinettes.

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.