Le R20 fait le choix de l’innovation pour sauver la planète

Pendant que les Etats réfléchissent encore à quelle collaboration mener pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, les acteurs de terrain s’organisent déjà pour limiter la hausse des températures. A l’occasion du sommet mondial du R20 et de la venue d’Arnold Schwarzenegger à Paris, de nombreux activistes du climat se sont rassemblés pour faire l’apologie de l’innovation. Collectivités locales et entreprises, moteurs de l’investissement ont souhaité ainsi faire passer un message à quelques jours du sommet pour le climat organisé par les Nations Unies dans la capitale française…

Le R20 en faveur d’un dynamisme économique et environnemental

De même que la France accueillera la COP 21, de même c’est au Palais d’Iéna que s’est déroulé le quatrième rassemblement du R20. Une manière de commencer à mobiliser l’opinion et les décideurs sur une problématique souvent reléguée au second plan face aux difficultés du contexte économique. Pour le directeur exécutif Christophe Nuttall , la méthode consiste à « faire s’asseoir autour d’une même table », tous les acteurs de terrain.

Créée à l’initiative de l’ancien gouverneur de Californie , l’ONG veut encourager  les entreprises et les collectivités territoriales à  œuvrer en faveur  la transition énergétique sans attendre les Etats. En effet, dès aujourd’hui rappelle l’acteur, on comptabilise « sept millions de morts par an dus à la pollution de l’air, des sécheresses, des ouragans hors de contrôle, des scientifiques qui prévoient davantage de pauvreté, de faim dans le monde si nous ne faisons rien ».

Comment relever les défis du 21ème siècle ?

Au total, plus de 500 gouvernements locaux se sont associés pour faire de ce rassemblement une première étape vers un monde décarboné. En 2013, Raymond Leban, directeur des villes durables d’EDF confiait sa conviction au magazine des régions : « le niveau régional est celui de l’efficacité énergétique ». Pour l’organisation de l’événement, de nombreux autres partenaires privés ont souhaité accompagner les structures publiques , c’est notamment le cas de General Electric, JC Decaux, ou encore Leroy Merlin.

Cette nouvelle alliance des territoires et des unités de production préfigure bien d’un nouveau modèle de développement, plus favorable à l’investissement qu’à la décroissance. Ainsi, comme l’expliquait fort justement le New York Times , grâce à ces réflexions il est désormais possible de « limiter les impacts du changement climatique non pas comme une menace économique mais comme une opportunité économique, une chance de créer de nouveaux emplois et de nouvelles industrie ».

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