Conséquences du réchauffement en 2021

Conséquences du réchauffement en 2021

8 juillet 2021 0 Par Guillaume

Dangers sanitaires, hausse de la pauvreté ou encore espèces et lieux menacées … Les exemples des conséquences du bouleversement climatique sont multiples et variées.

La COP21, qui s’est déroulée fin 2015 à Paris, avait déterminé comme but de garder le réchauffement en dessous de deux degrés. Néanmoins, au vu du rythme actuel, cela est peu probable. Si de réelles politiques dont la finalité serait de restreindre les émissions de dioxyde de carbone ne débutent pas tout de suite, les effets seront terribles. Découvrez-en plusieurs.

Des îles et des pays vont disparaître

En cinquante années, le niveau des océans a grimpé de plus de dix centimètres. Cela risque de continue et même s’accentuer dans le futur. Si on se fit aux scientifiques de la célèbre Nasa, une grimpée des océans d’au minimum un mètre va forcément survenir dans les 100 à 200 ans qui vont arriver. Au vu des connaissances actuelles par rapport à l’agrandissement des océans avec le bouleversement climatique, et sur la disparition des glaciers et des calottes glacières, […] il est quasiment sûr que nous connaîtrons une hausse du niveau des mers d’au minimum un mètre, et même certainement plus.

Si on se fit au dernier rapport sur le sujet, l’ONU table sur une augmentation de près de 43 centimètres d’ici 80 ans si la hausse des températures est conservé à deux degrés. Si le réchauffement se poursuit au niveau actuel, la hausse serait d’environ 84 centimètres. Les premières victimes principales de l’augmentation du niveau de la mer sont les archipels du Pacifique, essentiellement les îles Marshall, celles de Polynésie, les Maldives (situées dans l’océan Indien) et des pays asiatiques (Philippines, Indonésie ou encore Bangladesh).

Si on se fit à une étude du Centre national de la recherche scientifique de 2014, dix mille à vingt mille îles pourraient être entièrement rayées de la carte lors du 21ème siècle. Et avant cela, les grandes agglomérations façonnées en dessous du niveau de la mer pourraient être submergées par les eaux. Avec la forte hausse des phénomènes météorologiques, de multiples mégalopoles côtières pourraient également être touchées par les inondations toutes les années, dans 30 ans.

Des ouragans et cyclones de plus en plus violents

Selon les experts, les ouragans et les cyclones d’une plus forte intensité seraient l’un des effets notables du bouleversement climatique. Les ouragans, tels que par exemple Harvey, Irma, Maria, Jose, Katia, ayant dévasté la zone des Caraïbes, tirent leurs puissances de l’énergie émise par les océans. Ainsi, les experts alertent la population puisque leur intensité pourrait être multipliées avec l’augmentation de la chaleur terrestre.

Si on se fit aux dires de Valérie Masson-Delmotte, climatologue de renom travaillant au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la différence entre la température de surface de l’Atlantique et la température en altitude était haute. Cette dernière affirme qu’on voit que la température de surface de l’Océan atlantique tropical était nettement plus élevée ces derniers mois, la plupart du temps à un ou deux degrés de plus que les températures classiques. Elle signale également que le changement climatique n’engendre pas de façon directe les phénomènes météo tels que les ouragans. Néanmoins, il optimise leur intensité, leur récurrence ou leur longueur.

Des températures extrêmes et des records de chaleur

Le but majeur de la Conférence de Paris est de garder le réchauffement climatique en dessous de deux degrés. Si cela n’est pas le cas, les prévisionnistes envisagent de véritables records de températures à l’avenir. Autre phénomène qui surviendra : les épisodes caniculaires vont être de plus en plus nombreux. Les vagues de chaleurs vont sans aucun doute arriver de façon plus fréquente. Parallèlement, ils vont aussi être plus longs.

Grâce au réchauffement de la planète, les zones actuellement humides accueilleront plus de précipitations et les endroits secs en auront moins. C’est en tout cas les dires du climatologue Thomas Stocker, il y a huit ans, dans un rapport du GIEC.

Les experts misent sur une augmentation de la température moyenne de la surface de la planète située entre 0,3 et 4,8 degrés en fonction du taux d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 80 ans.