GPT-6 : la fin du clic ?

GPT-6 : la fin du clic ?

4 septembre 2026 0 Par La rédaction

La sixième génération du modèle d’OpenAI est puissante et bluffante par son autonomie dans l’exécution des tâches. Au point de faire penser à la fameuse AGI, ou intelligence artificielle générale.

La technologie de l’intelligence artificielle évolue, et elle évolue à un rythme incroyablement rapide. En témoigne le dernier modèle lancé le 3 septembre par OpenAI. Baptisé GPT-6 Astra, il est décrit ni plus ni moins comme l’un des plus performants au monde.

« Cela ressemble à une nouvelle étape dans ce processus vers des modèles capables de véritablement nous aider à créer de la valeur, accomplir du travail, faire de nouvelles découvertes scientifiques, créer des entreprises ou développer de nouveaux produits », explique sur Bloomberg le patron de l’entreprise, Sam Altman.

Ainsi, GPT-6 Astra ne se contente plus seulement de répondre à des questions, il est aussi capable d’exécuter des tâches de manière autonome, presque comme le ferait un humain.

Comme les générations précédentes, ce modèle se montre plus efficace pour rédiger des textes, répondre à des questions complexes, résoudre des problèmes scientifiques ou encore écrire du code informatique.

Une IA capable d’utiliser un ordinateur

Mais sa principale nouveauté réside dans sa capacité à agir directement sur un ordinateur. Autrement dit, le computer use. Cette fonction permet à l’IA de recevoir un objectif général, puis de réaliser elle-même les différentes étapes nécessaires pour l’atteindre.

« J’ai vu des gens créer des jeux vidéo. J’ai vu des gens réaliser des projets de bricolage en électronique. J’ai vu des gens exécuter des simulations très complexes pour des projets scientifiques sur lesquels ils travaillaient », indique Altman.

Il affirme que « toutes les tâches pour lesquelles il faudrait normalement s’asseoir, créer un modèle financier, préparer une présentation PowerPoint autour de celui-ci, puis trouver comment écrire un petit morceau de code interactif pour essayer différentes simulations, sont désormais réalisables » avec Astra.

Cette perspective rapproche, selon Anthony Morel, journaliste tech sur BFMTV, les assistants numériques de l’image de Jarvis, l’assistant virtuel d’Iron Man. C’est-à-dire une IA capable de comprendre un ordre et d’en prendre en charge l’exécution.

Une IA si puissante qu’elle s’accompagne de garde-fous

Cela annonce, pour certains observateurs, l’entrée dans l’ère de l’« intelligence artificielle générale », aussi appelée AGI. C’est-à-dire une intelligence artificielle capable d’accomplir une très grande variété de tâches au niveau d’un humain, y compris lorsqu’elle ne dispose pas d’instructions précises.

La puissance de GPT-6 Astra accroît, en tout cas, les risques inhérents à ce genre de modèle. D’où son déploiement, dans un premier temps, exclusivement à des fins de cybersécurité, avant une mise à disposition plus large auprès du grand public, mais assortie de garde-fous spécifiques.

Ceux-ci permettraient ainsi d’interrompre l’exécution du modèle en cas de tâches critiques. Il reste à en mesurer l’efficacité à l’usage, à l’heure où les modèles d’IA semblent échapper de plus en plus au contrôle de leurs créateurs.