Renault, nouveau modèle de travail ou retour aux anciennes pratiques ?

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syndicat, travail, dispositif, emploi, grève, mouvementsAlors qu’avait lieu cette semaine les négociations entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail, la firme au losange ouvre les hostilités sur le terrain du social. Retour sur les mesures proposées et sur les enjeux sous-jacents…

Mardi le porte-parole du groupe a annoncé l’intention du constructeur automobile de réduire ses effectifs de 7500 employés pour des questions de compétitivité soit près de 14% de sa main d’œuvre située en France selon RMC. Si le Ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, affirme qu’aucune « ligne rouge »n’a été franchie sur France Inter, c’est parce qu’aucun licenciement n’est pour l’instant prévu. En effet, la direction envisage « 5700 départs naturels » et « 1800 départs supplémentaires » via l’élargissement du dispositif carrières spécifiques mais conditionne ce dernier à la conclusion d’un accord avec les syndicats.

Les représentants des salariés ont d’ailleurs organisés des mouvements de grève qui auraient rassemblé 2100 salariés selon la direction. Ces protestations ont pour objet de dénoncer les contreparties demandées  en échange de l’instauration de la « dispense d’activité des carrières spécifiques » (DACS). En effet afin de maintenir l’emploi le plan de Renault prévoit une harmonisation du temps de travail et la mutualisation des fonctions de support comme nous le révèle l’express. Le journaliste nous livre également le décryptage de ces mesures par les syndicalistes : « l’harmonisation du temps passé au travail rime avec la perte de 21 jours de RTT » et la mutualisation des fonctions supports « va donc entraîner des suppressions de postes » pour Olivier Fleury (FO).

Vanessa Fitoussi

Crédit photo :  ©jacme31

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