Les Transitions

 

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Selon une étude menée par GreenFlex et publiée lundi dernier, une société de services en développement durable, et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) un quart des Français se disent insensibles aux problèmes liés à l’environnement. Un chiffre en nette augmentation depuis un an…

3500 personnes ont été interrogées d’octobre à décembre 2014. Environ 120 questions leur ont été posées. L’an passé 15% de nos concitoyens se disaient désintéressés des problématiques écologiques. Cette année 23,7% d’entre eux n’en ont que faire. Il s’agit majoritairement d’hommes, à 64%, notamment les chômeurs et les personnes issues de milieux modestes.

Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui a fait de l’environnement une question prioritaire dans la perspective de l’adoption de la loi sur la transition énergétique et de la conférence sur le climat qui se tient en fin d’année à Paris.

Autre chiffre intéressant, si l’étude rapporte que 19,6% des enquêtés se sentent « très soucieux des problèmes liés à l’environnement », 19,3% d’entre eux déclarent qu’ « agir pour l’environnement n’en vaut la pleine que si cela leur fait gagner de l’argent », alors qu’ils étaient 14,4% en 2014.

Autre donnée traduisant un désengagement progressif, les personnes qui se disent capables de changer leur quotidien pour la sauvegarde de la planète sont de moins en moins nombreuses. En 2010, 56,9% étaient prêts à faire ce sacrifice. L’année passée ils n’étaient plus que 44,5%. Cette année ils ne sont plus que 41,2%…

Parallèlement, on assiste à une radicalisation et à une fracture grandissante de la société, soit les Français sont de plus en plus impliqués pour l’environnement dans leurs modes de consommation, soit ils le sont de moins en moins.

Cette étude, révèle quatre grandes tendances :

– La baisse significative du nombre d’impliqués dans l’environnement et la consommation responsable

-Le désengagement de la part des hommes contre une part grandissante de femmes impliquées

-Les groupes les plus impliqués le sont encore plus

-Un nouveau groupe se renforce : les rétractés (les personnes désengagées), très hostiles au sujet de l’environnement.

C’est dans ce contexte peu favorable à l’émergence d’une « conscience écologique » que la conférence internationale sur le climat (COP21) se déroulera à Paris en décembre prochain. Le but sera d’obtenir un accord universel sur le climat. Pour ce faire le futur accord devra traiter des efforts à faire pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et ainsi contenir le réchauffement climatique à 2°C d’ici la fin du siècle tout en adaptant nos sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants. L’accord devra entrer en vigueur à partir de 2020 et devra être durable pour permettre une transformation à long terme.

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