Environnement : la jeunesse face à une prise de conscience écologique

Environnement : la jeunesse face à une prise de conscience écologique

10 juillet 2020 0 Par La Rédac

Selon une enquête publiée par le Boston Consulting Group, la pandémie de Coronavirus aurait eu un impact important sur la prise de conscience de l’urgence écologique à laquelle notre monde fait face aujourd’hui. Les jeunes, qui sont les acteurs de demain, sont de plus en plus préoccupés par les questions environnementales…

Le coronavirus, grand acteur de cette prise de conscience nationale

Avec le recul, en France, le coronavirus n’aura peut-être pas eu que des effets négatifs. Évidemment, le nombre de décès dans le pays et dans le monde constituera toujours un prix trop lourd à payer pour se souvenir de cette épidémie comme d’une bonne nouvelle pour notre planète.

Cependant, plutôt que regarder le passé, il faut plutôt se tourner vers l’avenir. Pour éviter une nouvelle catastrophe sanitaire, pour offrir une Terre plus propre aux générations futures et pour nous permettre à nous, de vivre dans un monde plus sain, il est impératif de penser au monde de demain. Face à cette urgence écologique qui se joue sous nos yeux, les populations ont, grâce à cette crise sanitaire, pris conscience de l’impact négatif de l’Homme sur l’environnement. À ce titre, ils sont 70% à se dire plus conscients que les activités humaines impactent négativement notre écosystème au point de le mettre en péril.

L’écologie au moins aussi importante que l’économie

En France, l’étude menée par le Boston Consulting Group a démontré que près de trois quarts des Français pensent que les considérations écologiques doivent être au moins, sinon plus importantes, que les considérations économiques. Un chiffre qui fait réfléchir, surtout lorsque les personnes interrogées sont de plus en plus nombreuses à se responsabiliser personnellement en faveur de l’écologie. Ces initiatives personnelles, telles que le recyclage ou l’achat local sont une réponse à l’inaction des pouvoirs publics qui tardent à mettre en place de réelles initiatives écologiques.

La crise du coronavirus a donné un petit aperçu de ce qu’il pourrait se produire en cas de crise climatique“, estime Adrien Portafaix, l’instigateur de l’étude. C’est pourquoi, selon lui, les résultats des municipales sont bien différents d’un monde où le second tour se serait déroulé avant le confinement.

La jeunesse prépare son monde d’après

Lorsque l’on s’intéresse de manière plus précise aux détails de l’étude, ont s’aperçoit que les jeunes sont nombreux à placer la protection et la sauvegarde de l’environnement au centre de leurs préoccupations. Dans de nombreux domaines, la jeunesse prend des mesures qui visent à limiter leur impact écologique. Au niveau de la production de viande par exemple, qui est responsable d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre, ils sont 48% à s’engager à limiter leur consommation de ce type de produit.

Depuis la crise sanitaire, 30 à 50% des jeunes ont adopté un comportement plus durable parce qu’ils sont aussi plus inquiets que leurs aînés. Cette épidémie a renforcé l’engagement des jeunes générations pour l’environnement. Les millennials sont d’ailleurs convaincus que leurs actions peuvent avoir un impact positif sur l’environnement, ils sont donc plus nombreux à acheter systématiquement des produits durables, comme ils sont prêts à boycotter certaines marques si elles sont trop éloignées de leurs valeurs“, conclue Adrien Portafaix, après avoir réalisé son étude.