Réchauffement de la planète : ça va très mal en Arctique !

Réchauffement de la planète : ça va très mal en Arctique !

12 décembre 2020 0 Par La Rédaction

L’Arctique subit une transformation flagrante ces dernières années. En effet, la zone est de plus en plus chaude à cause du réchauffement. Ainsi, elle devient biologiquement différente. À cause du réchauffement de la planète, la hausse des températures en Arctique est spectaculaire, ce qui engendre notamment la fonte des glaces et le verdissement de la toundra. Ainsi, le phénomène a notamment causé dans la zone, d’énormes feux de forêt mais aussi changer profondément l’environnement des populations animales présentes en Arctique. Ainsi, de terribles conséquences vont survenir pour la totalité de la Terre.

Une tendance qui se confirme

Ce n’est un secret pour personne : la planète se réchauffe et certaines zones sont plus touchées que d’autres. Cela est notamment le cas de l’Arctique. En effet, la zone porte maintenant les stigmates d’une lourde transformation. Il n’y a pas d’ambiguïté en la matière. En effet, le changement de l’Arctique en une zone plus chaude, beaucoup moins gelée et changeant au niveau biologique est acté, et cela de façon définitive.

Malheureusement, le tableau peint par un rapport d’experts n’a rien de magnifique. Effectivement, les conclusions tirées par la NOAA avec la publication de son « Artic Report Card » n’a absolument rien de réjouissant : les températures grimpent, la calotte glaciaire diminue, les glaces de mer fondent et la couverture neigeuse disparaît. Ainsi, les climatologues comme Rick Thoman sont très alarmistes. D’ailleurs, ce dernier affiche sa vive inquiétude dans un écrit de l’Agence américaine d’étude de l’atmosphère et des océans.

L’Arctique subit un réchauffement deux fois plus rapide !

Concernant les températures, le réchauffement est nettement plus rapide dans cette zone qu’ailleurs. Effectivement, en Arctique, les températures de ces six dernières années sont allées au-delà de la moyenne de la période 1981-2010, et cela d’au minimum un degré. Les températures prises au-delà de 60° nord entre la période d’octobre 2019 et septembre de l’année suivante mettent 2020 à la seconde position des années les plus chaudes (depuis que les instruments de mesure existent) dans la zone, avec une augmentation de 1,9 degré en comparaison avec la moyenne de la période 1981-2010. C’est notamment en Sibérie, que des températures beaucoup plus hautes – de trois à cinq degrés au-delà des normales – ont été constatées lors du printemps 2020.

Ainsi, le phénomène n’est pas sans conséquences : les feux de forêt se multiplient et environ neuf millions d’hectares sont partis en fumée. Depuis maintenant plus de 41 ans en Arctique, les températures moyennes sont en nette hausse. Parallèlement à cela, la végétation devient de plus en plus abondante. Ainsi, les conditions sont désormais propices à de grands feux de forêt. Les scientifiques constatent un verdissement d’environ un tiers de la toundra lors des dernières décennies. Depuis peu, les experts signalent également que certaines zones montrent des signes de brunissement.

Une région bouleversée par le changement climatique

L’inexorable fonte des glaces est aussi une conséquence de l’augmentation des températures de l’atmosphère à cause du changement climatique. Ainsi, sur une année à partir de septembre 2019, la calotte glaciaire du Groenland a subi d’énormes dommages. En effet, cette dernière a subi plus de perte de glace que la moyenne de la période 1981-2010. D’autres zones froides comme L’Alaska et l’Arctique canadien ont subi le même sort.

Autre victime du réchauffement de la planète : les glaces de mer. Grâce aux mesures satellites, nous savons que lors de la dernière décennie, elles ont perdu autant en dimensions qu’en robustesse. Les glaces de mer sont en net recul depuis maintenant plus de deux décennies, contribuant notamment à une hausse notable des températures de surface de la mer. Ainsi, ces dernières ont été (en août 2020) de 1 à 3 degrés au-dessus des normales.

Les scientifiques ont notamment remarqué une multiplication conséquente de phytoplanctons. Ainsi (en juillet 2020), la productivité de la mer de Laptev à ce niveau a été près de six fois plus haute comparé à la moyenne. Par contre, le phénomène (avec la hausse de la disponibilité en krills) a un effet positif par rapport à la population de baleines boréales. Menacées de disparition il y a trente ans, les experts dénombrent désormais plus de dix mille individus en mer.